The High-Level Forum on Financing Energy Transition in Africa organised by the African Union

Le Forum de haut niveau sur le financement de la transition énergétique en Afrique, organisé par la Commission de l'Union africaine (CUA) et l'Agence internationale de l'énergie (AIE), a débattu des problèmes énergétiques critiques auxquels l'Afrique est confrontée et des moyens de mobiliser des financements adéquats pour accélérer l'accès à l'énergie et renforcer la sécurité énergétique sur le continent, ainsi que de l'expansion de mécanismes innovants pour accroître les flux de financement climatique vers l'Afrique dans le contexte de la "transition énergétique".
La Commissaire de l'Union africaine pour l'infrastructure et l'énergie S.E. Dr Amani Abou-Zeid a déclaré que l'Afrique attend des résultats concrets de la COP27, notamment en ce qui concerne la traduction en actions des engagements et des accords conclus lors des précédents sommets sur le changement climatique. La Commissaire a fait part des ambitions de l'Afrique visant à relever rapidement les défis liés à l'accès à l'énergie en explorant des ressources énergétiques diversifiées, tout en soulignant la nécessité de débloquer des financements adéquats pour accélérer le processus.
Alors que l'objectif à long terme de l'Afrique est d'opérer une transition vers des systèmes énergétiques propres et durables, le niveau actuel d'accès à l'énergie sur le continent nécessite l'utilisation de sources énergétiques renouvelables et non renouvelables pour atteindre ses objectifs de développement.
S.E. Dr Amani Abou-Zeid a réaffirmé qu'il est crucial d'obtenir des engagements financiers et des investissements significatifs en faveur des programmes africains d'énergies renouvelables et à faible émission de carbone, afin d'améliorer l'accès à l'énergie et de soutenir les dimensions sociales et équitables des approches de la transition juste. " Un déficit de financement considérable subsiste par rapport aux 120 milliards de dollars E-U nécessaires par an, notamment pour le développement de nouvelles infrastructures énergétiques. Les engagements pris par la communauté mondiale doivent être respectés sans aucune condition ni aucun retard supplémentaire."
''La situation de l'Afrique doit être bien comprise, et ses progrès doivent être soutenus en mettant l'accent sur le fait que l'Afrique est la région du monde qui émet le moins de gaz à effet de serre et que ses émissions n'augmenteront que de 3,4 % d'ici 2050 si l'Afrique utilise toutes ses ressources disponibles'', a déclaré le Directeur exécutif Birol-AIE.
Les besoins de financement climatique pour l'adaptation en Afrique se situent entre 259 et 407 milliards de dollars E-U pour les années 2020 à 2030, les besoins d'adaptation du secteur énergétique oscillant entre 4,5 et 7 milliards de dollars. Les progrès actuels dans la mise en œuvre de l'adaptation ne sont pas suffisants pour permettre aux pays africains de garder une longueur d'avance sur les risques prévus en matière de changement climatique et pour combler le déficit d'adaptation, car les dépenses d'adaptation représentent déjà environ 10 % du PIB des pays africains.
La Commissaire Abou-Zeid a également rappelé que la Position commune africaine sur l'accès à l'énergie et la transition juste identifie le financement comme un pilier essentiel pour atteindre les objectifs de l'Afrique en matière de développement de son secteur énergétique selon une approche à faible émission de carbone et résiliente au changement climatique. "Malgré ses énormes besoins et opportunités en matière d'énergie, l'Afrique n'accède qu'à 3% du financement climatique, ce qui se traduit par un déficit de financement annuel de 90 milliards de dollars E-U pour atteindre ses objectifs en matière d'accès et de transition énergétiques. Ce statu quo doit changer, et toutes les parties prenantes doivent démontrer leur volonté de procéder aux ajustements politiques requis qui débloqueront le flux de financement nécessaire à l'accès à l'énergie et à la transition énergétique en Afrique."
Cet événement a été marqué par la présence et l'échange de vues enrichissant de ministres, de directeurs généraux et de représentants de haut niveau des États membres de l'Union africaine et des pays membres de l'AIE, notamment les ministres de l'Énergie de l'Égypte, du Kenya et de l'Ouganda.
"Alors que l'Afrique s'est déjà engagée à développer ses ressources en énergies renouvelables, le continent doit bénéficier d'un espace adéquat pour exploiter ses ressources naturelles largement inexploitées sans pour autant compromettre les objectifs climatiques continentaux et mondiaux", a déclaré S.E. Tarek El-Molla, ministre du pétrole et des ressources minérales de la République arabe d'Égypte.
The Ministers of Kenya and Uganda shared their countries’ experiences in increasing the supply of electricity generated from renewable sources including hydro, geothermal, solar and wind projects to diversify their energy mix.
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